Ateliers écoute

 L’écoute engage d’abord le corps

L’écoute est déterminée par le corps et ses sensations.

le psychothérapeute et l'écoute : s'écouter pour écouter
S’écouter pour écouter : du corps au cœur, puis du corps-cœur à l’esprit.
Expérience-Créativité-Liberté-Joie.
Unité-Humilité-Délicatesse-Spiritualité

Car le corps et ses sensations, les émotions et les sentiments qui leur sont associés, les images et les associations d’idées qui en résultent, sont au centre de toute relation d’écoute.
Ils agissent sur la relation et sur la pensée.
Ils sont donc au centre de toute situation d’écoute et de dialogue.- –

Il s’agit alors pour écouter l’autre d’affiner notre attention à nos propres mouvements intérieurs.
Sentir l’utilité d’y être attentif pour être mieux ajusté à la situation d’écoute.
Autrement dit, s’assurer de soi par soi et en soi
pour mieux être à l’écoute de l’autre et du  monde.

 

 

L’écoute c’est :

  • Reconnaître dans notre rapport au monde le caractère primordial de notre corporalité, à partir de nos sensations.
  • Avancer dans notre incarnation par l’expérience souvent paradoxale de notre présence à ce qui est, à ce qui advient, ici et maintenant.
  • Nous laisser saisir par la puissance de ces textes et de ce qu’ils mobilisent en nous à partir des corps et des sensations qui y sont mis en scène.
  • Être attentive, attentif, à ce que cette situation provoque dans son propre corps, en s’intéressant d’abord à soi au niveau de ses sensations, puis au niveau de ses émotions, et puis au niveau des associations d’idées et de la rêverie qui en découlent.

La pensée alors n’est plus la pensée habituelle ou automatique qui vient de nos croyances et peut interdire l’expérience. Elle découle de soi présent à soi dans le présent de la lecture. Elle devient une pensée ajustée, efficace, autrement dit une pensée fonctionnelle.

Cette pensée vivante parce qu’incarnée est libre et de ce fait créatrice

Elle ouvre à la joie autant qu’à l’éternité. 

Une méthode à l’écoute de non ver

Cette approche est fondée sur les grandes philosophies du monde et sur les travaux de psychologie occidentaux. En particulier, elle est adossée aux travaux de Reich, disciples de Freud dès les premiers développement de la psychanalyse.

 pour en savoir plus …

J’ai développé cette approche de l’écoute dans l’ouvrage S’écouter pour écouter, SESAM une méthode à l’écoute du non verbal publié aux Éditions de la Chronique sociale en 2015.

Ateliers, formationssupervisions 

Et je propose régulièrement des ateliers formatifs sur le thème de l’écoute, ouverts à tous.
– Chanter et s’apprivoiser
– S’écouter pour écouter
– Lecture de textes sacrés par le corps
– Supervisions et analyse de la pratique

La durée de ces ateliers et sessions sur le thème de l’écoute
varie de 2 heures à 7 jours.
Ils sont souvent construits à la demande d’une institution.

 Marie Sabine Bertier Blancher
04 78 05 73 35 contact
pour en savoir plus…

Freud …

Depuis les propositions géniales de Freud, nous avons pris l’habitude de chercher à expliquer nos souffrances et nos perturbations affectives, émotionnelles et comportementales en fonction de notre histoire depuis notre naissance. Nous adaptons l’approche l’écoute psychanalytique à tous nos projets de développement de la personne et des relations interpersonnelles.

Mais nous oublions qu’il avait conçu une telle écoute dans un cadre très exigeant et selon des indications bien précises. Il s’agissait de comprendre et non pas de guérir : la guérison advenait par surcroit.

La méthode de Freud, la psychanalyse, ou la métapsychologie psychanalytique, était basée sur une relation très étroite comportant plusieurs rencontres hebdomadaires sur une période très longue, entre le thérapeute et le patient, Cette relation, asymétrique, pariait sur la dépendance et la frustration comme leviers vers l’autonomie. Nous sommes nombreux à en avoir tiré grand bénéfice.

Les neurosciences préconisent la non écoute du passé

Mais le développement des neuro-sciences depuis quelques décennies a montré que le souvenir d’un événement a les mêmes effets sur le cerveau et donc sur l’affectivité actuelle, que l’expérience vécue. Autrement dit, repenser à un événement heureux apporte des bénéfices de même type que le fait de vivre cet événement. Et malheureusement repenser à un événement malheureux renforce donc l’effet délétère de ce malheur. Ainsi, les personnes nostalgiques de leur passé ont une vieillesse plus heureuse que celles qui ne sont pas nostalgiques, car elles se repassent en boucle des événements heureux qui leur réchauffent et leur adoucit le cœur.

Les grandes philosophies refusent l’écoute du passé

Juste pour prendre un exemple, Jésus lui-même s’agaçait quand on lui demandait pourquoi les gens étaient atteints de maladies ou infirmités. Il se campait au contraire du côté de l’avenir et de la vie en leur demandant : « que veux-tu ? » ce à quoi les gens ne répondaient pas « je veux comprendre, mais je veux vivre mieux.

Le bons sens écoute le présent pour prédire l’avenir

Aujourd’hui encore, quand les gens comprennent qu’ils peuvent aller mieux sans passer par la case compréhension du passé, ils n’hésitent pas une seconde : ils préfèrent aller mieux sans nécessairement comprendre plutôt que de comprendre sans assurance d’aller mieux !!

C’est pourquoi je propose des approches tournées vers l’avenir, tournées vers l’objectif souhaité, plutôt que des approches tournées vers la relecture et la compréhension du passé à comprendre.

Voici une proposition qui tente de répondre à votre demande en fonction des découvertes récentes en psychologie et en fonction de ce que je sais et aime faire.

Visée de l’écoute de soi pour l’écoute de l’autre et du monde :

Vers la vérité, la liberté, la créativité et la joie :
Il s’agit d’apprendre à se détacher de ses perturbations affectives et de leurs effets sur nos émotions et nos comportements.
Cela permet d’apprendre à venir en aide aux autres quand ils sont en prise avec une perturbation affective, émotionnelle ou comportementale.
C’est donc apprendre l’écoute de soi pour écouter, accompagner, aider l’autre à grandir.

Ou pour reprendre Louis Evely et surtout Ignace de Loyola : se mettre à l’écoute non pas son nombril mais à l’écoute de ses  mouvements intérieurs en commençant par son corps.

Car le corps et ses sensations, les émotions et les sentiments qui leur sont associés, les images et les associations d’idées qui en résultent, sont au centre de toute relation. Ils fondent l’écoute. Ils agissent sur elle et sur la pensée.

Le corps est au centre de toute situation d’écoute et de dialogue.

Il s’agit donc d’inviter, donner gout à être à l’écoute de ses propres mouvements intérieurs.
C’est-à-dire inviter à sentir l’utilité d’y être à l’écoute pour être mieux ajusté à la situation d’écoute et de dialogue.
Autrement dit, s’assurer de soi par soi et en soi pour mieux être à l’écoute l’autre et le monde et mieux.

Ou pour le dire autrement :
Inviter à reconnaître dans notre rapport au monde le caractère primordial de notre corporalité, à partir de nos sensations.
Ou, inviter à avancer dans notre incarnation par l’expérience souvent paradoxale de notre présence à ce qui est, à ce qui advient, ici et maintenant.
Autrement dit, inviter à nous laisser saisir par la puissance de ces textes et de ce qu’ils mobilisent en nous à partir des corps et des sensations qui y sont mis en scène.
Ce qui revient à inviter pour chacune et chacun à être attentive, attentif, à ce que cette lecture provoque dans son propre corps, en s’intéressant d’abord à soi au niveau de ses sensations, puis au niveau de ses émotions, et puis au niveau des associations d’idées et de la rêverie qui en découlent.

La pensée alors n’est plus la pensée habituelle ou automatique qui vient de nos croyances et peut interdire l’expérience. Elle découle de soi présent à soi dans le présent de la lecture. Elle devient une pensée ajustée, efficace, autrement dit une pensée fonctionnelle.

Cette pensée vivante parce qu’incarnée est libre et de ce fait créatrice.

Elle ouvre à la joie autant qu’à l’éternité.

Présentation de ce type d’ateliers

objectif : S’écouter pour écouter

Inviter à des prises de consciences microscopiques relativement à l’intérêt d’être attentif à son corps, à ses sensations, et ses mouvements intérieurs en toute situation car ils sont au centre de toute relation.
C’est-à-dire inviter à s’assurer en soi de soi pour être ajusté à la situation de rencontre et d’écoute de l’autre.

approches 
réfé- rence fondement technique effet 1 effet 2 effet 3 résultat
Habituelle gérer et maitriser

par la raison et la pensée

passé croyances a priori

idéologie

tente d’étouffer les émotions et refuse les sensations développe

une camisole

d’émotions

renforce

sensations désagréables

voire maladies

renforce

la contrainte

inconsciente

et le mal-être

Tipi (processus naturel identité par Luc Nicon) présent naturel initie à  différencier et sentir

sensations

et émotions

 

désamorce les émotions par la prise en compte des sensations corporelles déracine les sensations par l’expérimen- tation de leur inoffencisivité libération

durable

voire définitive

de l’émotion

en situation comparable

Sésam (proposé par MS bertier blancher) présent

en lien avec passé

analytique montre les liens entre sensations émotions idées et pensées ancrage dans les sensations, lien sensations/émotions/ associations d’idées pensée ajustée à la situation simplicité

liberté

créativité

= incarnation

Expérimenter signifie apprendre par l’expérience, apprendre par soi-même.

– Il n’y aura donc pas d’explication, pas d’analyse donnée par quelqu’un porteur de la supposée connaissance.Au contraire l’apprentissage se fera par chacun pour lui-même et par lui-même à l’occasion des autres.

C’est pourquoi ce travail se fera dans la lenteur, avec beaucoup de temps de silence, de manière à laisser à chacun le temps de métaboliser ce qu’il est sur le point d’apprendre, le temps que ce qu’il expérimente avec son corps se transforme et se transmette à sa compréhension émotionnelle, psychique, intellectuelle et spirituelle pour un apprentissage de la globalité de son être dans un processus d’unification.

Ce travail d’expérimentation et de métabolisation suivant Tipi et Sésam ne s’accomplit pas instantanément
= les effets ne sont pas immédiatement repérables.

Dans le cas de tipi, il est utile de noter sur quoi le travail a porté car la mémoire corporelle ne passe pas par la tête. Quand une émotion se déracine elle ne laisse pas trace de souvenir.
Dans le cas de SESAM, une attention et une pratique quotidiennes de la méthode pourront peu à peu nous installer dans cette posture incarnée dans le présent non infesté du passé et ainsi en amplifier les effets.

– Il n’y aura donc pas non plus d’évaluation en fin de session mais une prise de conscience personnelle progressive.

Autrement dit l’ambition de cette session est de mettre en route.

     Marie Sabine Bertier Blancher
04 78 05 73 35 contact