Analyse

La Rolls des psychothérapies

Dans un cadre très sécurisé et très ferme, elle va loin.
La personne en analyse et le thérapeute s’appuient sur un cadre extrêmement sûr. Ce cadre va les mener loin. Comme la Rolls traverse l’Europe puis l’immense Sibérie sans problème. L’analyse fait traverser les montagnes, les déserts, passer entre les loups et les ours. Et en analyse, la personne se retrouve un jour au bord de l’Océan pacifique. Elle s’aperçoit qu’elle est désormais suffisamment satisfaite de sa vie. Cette plage avec son lever de soleil de l’autre côté est vraiment belle ainsi.

le psychothérapeute et l'écoute : s'écouter pour écouter

 Marie Sabine Bertier Blancher
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Les critiques de l’analyse sont vives et légitimes

L’analyse est décriée et critiquée. Bien sûr une Rolls est n’a pas la nervosité des voitures petites ou sportives. Son entretien coute vraiment cher, en temps et en argent. Il faut la lustrer régulièrement. De même l’analyse est très puissante. Elle va au fond des choses. Mais elle ne produit pas de résultats visibles et quantifiables avant quelques temps. Il se peut même que le chemin ne s’évalue pas.

Les joies de l’analyse sont souvent inconnues

Les gens heureux n’ont pas d’histoire. Les gens libres ne l’affichent pas.
Il est des personnes en Rolls ou en analyse qui, ayant trouvé leur chemin, ne reviennent pas sur leurs pas pour le raconter.  En plus, personne ne peut prédire le temps qu’il faudra à la personne en analyse pour lâcher ses peurs les plus graves. Certains sont un peu envieux des voyageurs en Rolls. Peut-être que certains sont un peu envieux de ceux qui ont traversé l’analyse vers la vie.

Le cadre de l’analyse permet à la personne de revoir régulièrement les fondements du contrat qu’elle a pris avec elle-même.
Ainsi elle vérifie la sureté du cadre, et la sécurité du projet.
Et c’est précisément cela qui lui permet de tendre vers sa liberté et donc sa joie.

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Comme le lit à barreau, l’analyse permet de se mettre debout

C’est souvent à l’insu de l’entourage dans son lit à barreaux que le bébé commence à se tourner, puis à s’asseoir. Il se cale contre les barreaux ou en s’y accroche. Puis il se met à quatre pattes puis debout, toujours grâce aux barreaux qui sécurisent son espace.
De même la personne en analyse expérimente à son rythme que le cadre est là pour l’aider, la soutenir. Cela lui permet de prendre conscience de ses peurs. Comme le bébé fait le tour de son lit à barreaux, la personne en analyse fait le tour de ses peurs et de ses angoisses. Elle peut aller aussi loin grâce au cadre qui tient quoiqu’il arrive. Le bébé va croiser la colère et peut-être la rage en prenant conscience des barreaux. La personne en analyse va probablement rencontrer sa peur de la mort, ou du meurtre aussi pour certains.

Et c’est aussi grâce à sa frustration que le bébé va trouver le courage de passer par dessus les barreaux, quitte à tomber ou se faire gronder. Son désir de vivre plus large est un jour plus grand que sa peur. En analyse, la personne se trouve un jour au-delà de ses peurs. Sans que ce soit par un effort de volonté, elle choisit de prendre le risque de vivre.

La solitude en analyse comme au berceau favorise l’éveil

Le cadre du lit a beau être solide et sécurisant, le bébé veut en sortir. Il veut aller vivre les choses passionnantes que les grands font sans lui. Il quitte l’état allongé bien au chaud, et qui attend. En analyse, la personne s’allonge. Ainsi elle ne parle plus à quelqu’un dont elle pourrait dépendre. Elle n’est plus en posture d’être conseillée pour sa vie. C’est à elle qu’elle parle. Au plafond qui devient son reflet ou son refuge ou son horizon. Et ce plafond vide ou chargé de monstres se comporte comme un miroir. Mais la position allongée n’est pas la position de l’homme vivant. C’est pourquoi, son analyse conduit la personne à se mettre debout dans sa vie. Alors elle quitte le divan et part dans sa liberté.

Car l’analyse a lieu dans le corps

Un seul but en analyse : aller vers soi

Dans son génie, Freud a défini une méthode qui pousse la personne en analyse vers son autonomie. Elle ne laisse à la personne que les mots. Ainsi elle l’oblige à entrer en elle. N’ayant plus rien de concret à quoi s’accrocher, la personne ne peut plus s’intérester qu’à ses fondements. C’est pourquoi certains analystes refusent tout contact avec la réalité quotidienne de leurs patients. Il ne veulent en aucun cas interférer avec le travail de construction interne de la personne en analyse. Un des mes enseignants ne serrait pas la main à ses patients …

Les mots ont besoin du corps

Mais toujours dans son génie, et pour diverses raisons toutes aussi intéressantes les unes quels autres, Freud a proposé que les mots soient dits. Quoiqu’on en pense, pour dire les choses, il faut du corps. Pour faire son analyse, on a besoin de sa bouche, de sa langue, de son  souffle.

 Marie Sabine Bertier Blancher
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